Zoom sur les biocarburants avancés

Quel est le point commun entre de la paille, des algues et de l’huile de cuisson usagée ? Réponse : on peut les transformer en biocarburants ! A l’occasion de la Fête de la Science, IFPEN a présenté au Musée des Arts et Métiers à Paris ses travaux sur la production de biocarburants à partir de ressources non alimentaires.

Les premières générations de biocarburants reposaient principalement sur des cultures agricoles riches en sucres ou en huiles – maïs, colza, tournesol, etc. – qui entrent en compétition avec les usages alimentaires.

Ces dernières années, de nouvelles générations de biocarburants se sont développées pour valoriser des ressources non alimentaires :

  • des résidus agricoles et forestiers (paille de blé, rafles de maïs, copeaux de bois…) ;
  • des huiles et graisses usagées ;
  • des microorganismes, dont certaines microalgues.

Mais changer de ressource ne suffit pas : le défi consiste aujourd’hui à améliorer les rendements afin de baisser les coûts de production et de passer à l’échelle industrielle.

C’est précisément l’un des enjeux du projet Optisfuel, soutenu par le PEPR Bioproductions.

Son objectif : augmenter les rendements des bioraffineries en combinant biocatalyse et catalyse chimique, afin de mieux valoriser la biomasse et notamment les lignines.

Les biomasses lignocellulosiques, comme la paille ou le bois, sont constituées de différentes fractions, dont la cellulose et la lignine. La cellulose peut notamment être transformée en sucres, puis fermentée pour produire du bioéthanol. La lignine, quant à elle, est plus difficile à valoriser en raison de sa structure complexe.

Le projet Optisfuel vise ainsi à améliorer les rendements des étapes de fermentation, à valoriser le CO2 résiduel pour augmenter le rendement carbone et à développer de nouvelles voies de valorisation de la lignine, afin de mieux exploiter l’ensemble de la biomasse.

À terme, ces innovations contribueront à accélérer la décarbonation des transports et à réduire notre dépendance énergétique.

Le projet Optisfuel est porté par un consortium constitué de : CEA, CNRS, IFP Energies nouvelles, INRAE, Université Claude Bernard Lyon 1, INSA Toulouse.

Découvrez les points clés du projet en images :