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Retour sur les Journées Annuelles 2026 du PEPR B-BEST

Du 24 au 26 juin 2026, la communauté B-BEST s'est retrouvé à Marseille pour trois jours de réflexions, de rencontres et de partages autour des biotechnologies, de la chimie durable et des produits biosourcés qui contribueront à relever les défis de demain. Environ 135 personnes ont participé à l'évènement.

Au programme cette année : 

  • Un tour d'horizon des avancées et perspectives des biotechnologies avec Claudia Vickers (Queensland University of technology), Arnaud Legris (Arsenale Bioyards), Bastien Bissaro (INRAE, laboratoire BBF) et Larissa Perotta (Axens).
  • Un atelier inter-projets pour échanger sur la visée de la bioéconomie, animé par l'axe sciences humaines et sociales du PEPR.
  • Des témoignages inspirants sur le passage de la recherche à l'entrepreneuriat avec Julien Durand, Sophie Barbe et Philippe Gabant.
  • Des ateliers prospectifs pour imaginer les innovations de demain : compétitivité des bioprocédés, place du vivant dans les systèmes de production, bioréacteurs du futur et développement de la bioéconomie.
  • Des présentations « Ma thèse en 180 secondes » mettant à l'honneur les travaux des doctorantes et doctorants du programme.
  • Des échanges avec le pôle de compétitivité Bioeconomy For Change autour des synergies et opportunités pour la communauté.
  • Une conférence sur l’impact de l’intelligence artificielle dans la recherche scientifique et les publications présentée par Didier Torny (CSI Mines Paris).
  • Une session dédiée à la valorisation des résultats de recherche, en lien avec BIOSCALE et les acteurs du transfert de l’innovation (INRAE Innovation, INRAE Transfert, Toulouse Tech Transfer).

Une partie des échanges a été retranscrite sous forme de facilitations graphiques par l'illustratrice Jordane Ancelin. Découvrez ci-dessous ces synthèses illustrées !

Atelier inter-projets sciences humaines et sociales

Un atelier inter-projets porté par les membres de l’axe Sciences humaines et sociales (Bertrand Bocquet, Sandrine Costa, Vincent Grégoire-Delory, Cécile Raphoz, Maider Saint-Jean).

L’objectif de cet atelier ? Faire émerger et confronter différentes visions de la bioéconomie, interroger ce qu’elles impliquent, les questions qu’elles soulèvent et la place qu’y occupent les différents acteurs. Pour cela, la question posée était "Quelle visée pour la bioéconomie ?". 

Pour lancer les échanges, chaque participant était invité à inscrire un seul mot représentant, selon lui, la bioéconomie. Les participants se sont ensuite regroupés par thématiques afin de partager et d’approfondir leurs visions en sous-groupes.

Les discussions ont donné lieu à un retour croisé des experts SHS, mobilisant les regards de la philosophie, des sciences de gestion et de la sociologie, mettant en lumière la diversité des approches et des enjeux associés à la bioéconomie.

À l'issue de l'atelier, plusieurs façons d'envisager la bioéconomie ont émergé : substitution des ressources fossiles par les bioressources, transition vers un développement durable, de la matière première au déploiement, zéro déchet, bioéconomie circulaire, valorisation, bioéconomie locale, réponse aux besoins de l’humanité.

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Des témoignages inspirants sur le passage de la recherche à l'entrepreneuriat

Une table ronde a réuni Julien Durand, Sophie Barbe et Philippe Gabant autour d'un sujet qui suscite de nombreuses questions chez les chercheuses et chercheurs : comment franchir le pas de l'entrepreneuriat ?

  • Philippe Gabant, co-fondateur de la start-up de biologie synthétique Syngulon, a choisi la voie entrepreneuriale dès le début de sa carrière.
  • Sophie Barbe, co-fondatrice de la start-up Amineo dédiée à la conception de protéines par IA, s'est lancée après plusieurs années dans la recherche.
  • Julien Durand, co-fondateur de la start-up Sweetech qui développe des oligosaccharides innovants, a partagé un parcours atypique, marqué par plusieurs expériences professionnelles avant de reprendre ses études, réaliser une thèse, puis créer son entreprise.

Leurs échanges ont fait émerger plusieurs enseignements clés :

  • Concilier recherche et entrepreneuriat, c'est possible, mais cela demande de trouver son propre équilibre.
  • Le bon moment n'existe pas vraiment. Se lancer implique d'accepter une part d'incertitude et d'oser prendre des risques.
  • Le brevet soulève de nombreuses questions : faut-il protéger systématiquement ses résultats ? À quel moment ? Quelle valeur apporte-t-il si les applications industrielles ne suivent pas ?
  • Se former et s'entourer est essentiel : formations, accompagnement par des structures spécialisées et échanges avec d'autres entrepreneurs/entrepreneuses.
  • Le cap des cinq ans constitue une étape importante : les entrepreneurs doivent renforcer leur compréhension du marché pour poursuivre leur développement.

Merci aux trois intervenants pour leurs témoignages sincères, qui montrent qu'il n'existe pas un seul chemin vers l'entrepreneuriat, mais une diversité de parcours, d'expériences et de choix.

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Des ateliers prospectifs pour imaginer les innovations de demain

Quatre ateliers prospectifs ont invité les participants et participantes à explorer les grands défis qui façonneront la bioéconomie de demain.

Atelier 1 : Comment rendre les bioprocédés plus accessibles et compétitifs ?

Les freins ne sont pas uniquement techniques : ils sont aussi économiques et structurels. Les participants ont identifié plusieurs leviers d'action : évolution des cadres réglementaires, complémentarité entre biotechnologies et catalyse chimique, mais aussi valorisation des coproduits, approches low-tech, résilience des approvisionnements et prise en compte de l'analyse du cycle de vie.

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Atelier 2 : À quoi pourrait ressembler le bioréacteur de demain ?

Les outils actuels ne répondent plus pleinement aux défis des bioprocédés. Les discussions ont fait émerger plusieurs pistes : couplage biomasse-fermentation, nouveaux outils de monitoring, design flexible et modulaire ou encore exploitation du microbiote.

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Atelier 3 : Le vivant : un système à dompter ou un partenaire à co-évoluer ?

Cet atelier a invité les participants à changer de regard sur le vivant. Observer et piloter des systèmes biologiques complexes reste un défi, d'autant que le vivant privilégie avant tout sa propre survie. Les échanges ont ouvert la voie à de nouveaux paradigmes : favoriser la circularité et la production locale, ou encore apprendre à copier les mécanismes du vivant plutôt qu'à les contraindre.

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Atelier 4 : La bioéconomie peut-elle réinventer l'industrie manufacturière dans les territoires ?

Les participants ont exploré les transformations qu'implique une industrie davantage fondée sur les bioressources : adaptation à la diversité et à la saisonnalité des biomasses, réaménagement du territoire socio-économique, nouvelles formes de gouvernance locale et meilleure connexion aux marchés. La circularité est apparue non seulement comme une contrainte, mais aussi comme un moteur d'innovation pour imaginer de nouveaux modèles industriels et sociétaux.

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Ces ateliers ont montré que les innovations de demain ne seront pas uniquement technologiques. Elles nécessiteront également de repenser nos modèles de production, notre rapport au vivant et la manière dont les territoires s'organisent autour des bioressources.

 

Ces rencontres sont bien plus qu'un rendez-vous annuel : elles sont l'occasion de faire émerger de nouvelles idées, de renforcer les collaborations et de consolider une dynamique collective au service de la bioéconomie de demain.

Merci à tous les intervenants et intervenantes et aux participants et participantes !

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